Tegen et Sarah

Yun Tai Shan accueille beaucoup de personnes issues du monde entier. Il y a quelques autres français, beaucoup d’allemands, des anglais, des chinois (of course!), des hollandais… Et parmi eux Tegen et Sarah, des anglaises bien sympathiques du groupe de Yuan shifu ! Je leur ai posé quelques questions pour savoir ce qui les avait poussées à venir faire du kung-fu en Chine et ce qu’elles en avaient pensé :

Depuis quand êtes vous ici et combien de temps restez-vous ?

-Tegen et Sarah : Nous sommes arrivées toutes les deux le 14 juillet pour rester un mois.

– Sarah : Je pars demain (vendredi 10 août ) et Tegen part dimanche.

Aviez-vous déjà fait du kung-fu avant ?

– Tegen et Sarah : Jamais, nous avions juste fait un essai d’un cours d’un autre style de kung-fu avant de partir pour voir si ça nous convenait mais c’est tout !

Qu’est ce qui vous a donné envie de partir vous entraîner ici ?

– Tegen et Sarah : nous voulions profiter de notre temps libre pour apprendre quelque chose de nouveau et faire travailler notre corps car habituellement nous travaillons beaucoup dans l’audiovisuel, ce qui est plus intellectuel. On avait donc besoin de faire travailler nos muscles. Nous avons alors eu l’idée de partir pratiquer un art martial en immersion dans une école au Japon mais ce type d’école n’existe pas. Alors nous avons entendu parler de Yun Tai Shan où on peut pratiquer le kung-fu de manière intense. En plus ici on parle anglais et il n’y a pas de date de rentrée fixe : on peut arriver quand on veut pour la période qu’on veut sans que cela ne pose de problème !

Qu’est ce qui vous a paru le plus difficile ?

-Sarah : la longueur de l’entraînement, le fait qu’il y en ait autant par jour.

-Tegen : le fait que Shifu ne puisse pas nous montrer suffisamment les mouvements, qu’il ne puisse pas s’occuper spécifiquement de chacun de nous et que l’entraînement ne soit pas assez axé sur le kung-fu : beaucoup de cardio… Je comprends parfaitement pourquoi il fonctionne comme ça, que nous sommes nombreux, mais j’aurais apprécié d’apprendre d’une manière différente.

À la fin du voyage seriez vous prêtes à revenir ? À continuer le kung-fu ?

– Sarah et Tegen : Nous voulons continuer le kung-fu, même de manière intense, mais nous ne pensons pas revenir. Nous voulons essayer de nouvelles choses.

– Tegen : De plus ce serait trop cher pour moi de revenir ici.

Avez-vous ressenti un choc culturel ?

– Non, très peu. La seule chose est la saleté : le fait que malgré la manière militaire de devoir ranger les chambres le jardin est beau mais sale, les gens jettent leurs cigarettes par terre, beaucoup crachent par terre… Que ce soient les élèves ou le personnel le comportement n’est pas en accord avec ce qui est enseigné.

Pensez-vous vous être améliorées ? Avez-vous atteint les objectifs que vous vous êtes fixés ?

-Sarah : Bien sûr qu’on s’est améliorées : on est venues sans rien connaître du kung-fu !

– Tegen : Je me suis aussi beaucoup améliorée, mais j’aurais aimé pouvoir faire plus, malheureusement une ancienne blessure au genou m’en a empêchée !

Vous pouvez donc venir même si vous n’avez jamais fait de kung-fu, mais mieux vaut être motivé, prêt à travailler de manière intensive et à quitter son confort ! Il est aussi conseillé de parler anglais, voir quelques mots de chinois pour une meilleure adaptation.